Interview Quentin Mosimann


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Le frenchie Quentin Mosimann nous a fait le plaisir de répondre à nos questions durant l’Electrobeach Music Festival 2014 à Port-Barcarès (France). Voici ce qu’il nous a dévoilé !

Interview Quentin Mosimann

Premier succès avec Hot Vocation dès 2006 et aujourd’hui booké sur le plus gros événement EDM français. À l’heure où de jeunes producteurs de 18 ans deviennent des stars interplanétaires, quel regard portes-tu sur ton parcours si peu commun ?

Écoute c’est vrai que moi j’ai un parcours un peu atypique, j’ai commencé dans l’underground, dans la techno, je suis passé par l’un peu plus commercial avec Hot Vocation, après y’a eu la fameuse histoire de la Star Ac qui a été une super expérience et une belle vitrine. Et puis ça m’a vite déplu en fait, ce côté de chanter, la démarche un peu très téléphonée tu sais des gens qui viennent pour chanter tes chansons et tout. Et j’ai pété un plomb, je me suis dit je veux rester derrière mes platines, je veux pouvoir partager avec les gens, mais qu’en poussant des skeud et c’est ce qui se passe aujourd’hui et j’ai beaucoup de chance vraiment.

Récemment, tu nous as fait découvrir, sur ta chaîne YouTube, un nouveau vocal de qualité que tu as interprété sur le titre « Payback » de Dimitri Vangelis, Wyman et Steve Angello. À quand une collaboration officielle sur un gros hit progressive où tu prêterais ta voix ?

Ah, j’aimerais bien, j’aimerais bien. Écoute, il y a des choses qui se passent, il y a des contacts qui se passent, il y a des bonnes nouvelles qui arrivent, je suis un peu superstitieux donc je n’en parle pas pour l’instant, mais c’est vrai qu’il faut être patient. J’ai que 26 ans, j’ai encore le temps devant moi et il ne faut pas être trop pressé.

Sur ton podcast House Bless You de juin, on a pu découvrir ton puissant remix electro du titre « Back To Paradise » de Guéna LG. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce remix, ton choix pour ce titre ainsi que sur tes autres projets en cours ?

Écoute, les deux derniers remix que j’ai faits si je ne m’abuse c’est : Julian Perreta, « White Fire », et puis donc Guena LG en featuring avec Sophie Ellis Bextor qui s’appelle « Back To Paradise ». Je fais très peu de remix, je ne sais pas si tu as remarqué. Je dois en faire peut-être 5 par ans, mais parce que je préfère vraiment sélectionner. Je préfère vraiment avoir l’occasion de faire un truc qui me plaise. Guena évidemment c’est un pote, mais c’est surtout un très bon titre qu’il m’a proposé et j’avais très envie. Là par exemple, le prochain, je suis en train de travailler sur un titre. Je ne peux pas trop en dire, je peux te filer un indice : c’est un titre qui à mon avis va cartonner cet été, je le remixe, et c’est un titre avec des enfants qui chantent.

Demain, tu pars direction l’Amnesia afin d’enflammer le Cap d’Agde. Tu vas ensuite amorcer un tour mondial en passant par la Chine, le Portugal et même le Kazakhstan. Avec ce rythme effréné, n’as-tu pas peur d’être débordé par rapport à tes projets parallèles ?

C’est exactement ça. J’ai un peu peur parce qu’il y a aussi tous les samedis soirs 4 heures d’émissions sur Fun Radio, ce qui prend énormément de temps. C’est un peu ça le problème, c’est que moi j’ai besoin d’être dans mon studio, j’ai besoin d’être tranquille pour produire. Même si bon, quand je suis dans l’avion ou dans les trains ça va, je peux produire et faire des trucs. Mais j’ai besoin d’avoir mon clavier, j’ai besoin d’avoir mon son, parce que bosser au casque au bout d’un moment ça devient un peu compliqué. Tu sais, moi ma drogue c’est d’être avec les gens, ça se voit quand je suis sur scène j’ai besoin de partager j’ai besoin de m’amuser avec les gens. Évidemment, les productions ça va avec, mais je ne pense pas que ça soit indissociable. Je prends un peu plus de temps à la rentrée là en janvier pour me poser un petit peu en studio, mais oui ça va c’est cool.

Ton récent concept « Change Your Mind Tour » fait déjà un carton en club. Pourrais-tu nous en dire un peu plus sur ce show de grand malade ?

C’est très simple, c’est une autre façon de partager avec les gens. Que ce soit par le biais des platines, par le biais des synthétiseurs, par le biais de la batterie, et puis par le biais surtout d’une machinerie un peu plus différente avec ces platines qui se lèvent à 6 mètres de haut et qui tombe de 80 degrés sur les gens. Je mixe presque la tête à l’envers et c’est génial de pouvoir partager de manière différente, c’est très important. Ce soir, on n’a pas pu mettre la batterie à l’EMF parce qu’on était au bord de la plage et le vent fait que ça nous a fait un peu déconner. L’année prochaine !

Prix du meilleur DJ français aux derniers Fun Radio European DJ Awards et même classé 69e au top 100 Djmag 2013, tous tes efforts se voient enfin récompensés. Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter pour cette année 2014 ?

Bah rester dans le top 100 déjà ! Les votes commencent demain. Et puis surtout, avoir deux, trois titres qui pètent ça serait pas mal. Je suis en train d’en faire plein en ce moment là. Et ouais, moi tant que les gens s’éclatent, tant que les gens partagent avec moi, tant que les gens sont présents ça me va. Mon plus grand rêve, c’est de pouvoir signer pour les 20 prochaines années.

Pour finir, on t’a vu supporter tes équipes de cœurs durant la coupe du monde de foot : Suisse, France et Belgique. Pas trop déçu de ne pas les retrouver en finale ?

Ho écoute. Ils ont tous bien joué franchement même si évidemment j’étais plus pour la France. Les diables rouges ont bien joué, les Suisses ont bien joué, je suis très très content. Ça n’a pas été catastrophique, on a mieux joué que le Brésil !