Interview Quentin Mosimann 2015


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Comme nous vous l’annoncions dans notre article du reportage pour le Summerfestival 2015, nous avons eu une nouvelle fois la chance de retrouver Quentin Mosimann pour quelques questions. L’interview s’est déroulée un peu après son set à la mainstage. Il s’agit donc d’une interview à chaud, aussi bien pour Quentin que pour nous !

Interview Quentin Mosimann 2015

Bonjour Quentin ! Merci de nous accorder ces quelques minutes, c’est vraiment cool de ta part. On va donc directement commencer. Qu’est-ce que tu penses de la Belgique et du SummerFestival en général ? Tu avais vraiment l’air de prendre du plaisir sur scène.

La Belgique a toujours été un pays de coeur. Je suis franco-suisse et la Belgique est proche de ces deux pays. Et depuis que j’ai fait des émissions en Belgique, ça l’est encore plus. Du coup, j’avais beaucoup de pression avant de monter sur scène

Durant ton set, en plus de tes platines, tu as utilisé une batterie et un synthé. Comment t’est venue l’idée d’introduire les instruments dans tes sets ?

J’ai commencé dans le jazz, plus jeune, j’ai toujours chanté avant de me mettre devant les platines vers l’âge de 14-15 ans. Je me suis dit que, tant qu’à faire, pourquoi ne pas utiliser ce que je sais faire : la voix, la batterie (que j’avais appris), le piano (que j’avais appris), essayer de tout mélanger.

Je prenais aussi chez les artistes que j’aimais : Joachim Garraud pour le synthé, David Guetta qui venait à chaque fois sur scène avec des chanteurs et la batterie Cerrone le faisait. Étant de 1988, j’ai grandi avec cette musique, ces artistes sur scènes et ça m’a donné envie de partager avec les gens différemment.

En te voyant courir comme ça d’un instrument à l’autre, on se doute qu’il y a plus de risques que tu fasses une petite erreur…

Ouais complètement ! D’ailleurs c’est arrivé, je crois que c’est quand j’ai voulu enchaîner après le bootleg de Sandstorm de Darude, je découvre après m’être amusé les gens qu’il ne me reste plus de temps ! Je me demande comment je vais faire… J’accélère la piste de droite jusqu’à un moment où ça va pouvoir passer. Si vous regardez le replay vous penserez à moi quand j’étais dans la galère pour trouver une solution et enchaîner.

Dans la même lignée, on se demandait quel était le moment le plus gênant que tu aies vécu sur scène ?

Moi je tombe souvent ! Ça m’arrive de tomber, de me casser la figure …
Il y a un mec, un jour, qui a renversé des flûtes de champagne sur les platines et, évidemment, elles se sont arrêtées… C’était un peu gênant ce moment-là. Mais de manière générale, c’est quand je me casse la figure, ce qui m’arrive souvent !

De fait on a vu qu’à un moment tu as perdu un peu l’équilibre… Dans ton set, tu as également terminé sur une note plus R&B, pourquoi ce choix ?

J’aime bien mettre un titre ou deux, ça dure deux minutes, mais je pense que les gens ont besoin d’une respiration, surtout quand tu enchaînes après avec Skrillex et Knife Party, c’est bien de mettre une petite respiration. Je n’avais pas prévu de jouer un seul titre urbain aujourd’hui, mais en voyant les gens je me suis dit qu’il fallait en mettre un ou deux (vite fait) et ça a clairement fonctionné, le public avait envie de ça !

Une partie de l’équipe MADM vient de Belgique et plus particulièrement de Wallonie. On connaît donc bien les émissions TV auxquelles tu prends part (D6bel On Stage et The Voice, ndlr). Tu présentes tout de même D6bels On Stage, bien réputé en francophonie !

Oui c’est vrai. C’est vraiment super, car c’est super pointu et underground. Mais ma présence sur D6bels est simplement due à mon envie de partager, de parler de musique avec beaucoup d’autres artistes… Ce n’est pas plus compliqué que ça, tout simplement.

D’ailleurs, comment s’est déroulée l’aventure The Voice ?

C’est génial. Chaque année, ils me demandent pour y revenir, mais ce n’est pas possible pour l’instant, j’ai trop de dates. Mais dans le futur, ce n’est pas à exclure. Ça serait plus partager que coacher, car j’adore partager la musique.

En tout cas aujourd’hui, tu as vraiment bien attiré la foule à la mainstage malgré le fait que tu sois passé tôt (16 h) !

C’est normal que je sois programmé à cette heure-là. Après moi, ce sont des grosses pointures qui vont monter sur scène !!! Selon moi, il faut toujours respecter la hiérarchie, un jour ou l’autre c’est ton tour et avant ça, c’est place à ceux qui le méritent.

On a vraiment l’impression qu’il y a une bonne entente entre les artistes. Que peux-tu nous dire de l’ambiance entre les DJ’s dans un tel festival ?

On se connaît tous, on est des potes, des copains. C’est vraiment tranquille, là on va aller boire des coups, voir des copains mixer. Maintenant, je vais aller voir Oliver Heldens.

Pour finir, un an environ après notre première rencontre pour MADM, quels sont aujourd’hui tes projets pour l’avenir ?

J’aimerais bien sortir un titre un peu plus commercial. Ces derniers temps, j’ai fait beaucoup de titres électros et j’ai envie de faire un truc plus populaire, plus pop. Je bosse dessus en ce moment.
J’ai aussi un nouveau titre qui va sortir bientôt : TI89 en référence à mon ancienne calculatrice devant laquelle je me suis souvent demandé ce que je foutais… du coup, j’ai fait un track !

En tout cas, merci pour le temps que tu nous as accordé et le soutien que tu nous apportes !

C’est normal, il faut se soutenir !