Interview Tez Cadey


Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone
Approuvé ? Partage le !

interview tez cadey

Malo, jeune producteur parisien plus connu sous le nom de Tez Cadey a réellement explosé aux yeux du monde entier cet été avec sa bombe deep house « Seve ». Dernièrement il est revenu avec un premier EP intitulé Walls. Celui-ci a agréablement accepté de répondre à nos questions afin d’en découvrir un peu plus sur ce nouveau talent made in France !

Interview Tez Cadey

Salut Malo et merci de répondre à MADM ! « 22 years old French guy » c’est ce qu’on peut lire sur ton compte Soundcloud, mais pourrais-tu nous en dire un peu plus sur toi et ton parcours ?


Salut MADM ! Comme tu viens de le dire je m’appelle Malo, j’ai 22 ans et je suis actuellement étudiant à Lille. Je compose de la musique depuis maintenant 6 ans. Musicalement j’ai passé beaucoup de temps au cours de ces dernières années à me familiariser avec différentes manières de produire. Je continue à le faire même maintenant. J’ai constamment besoin d’essayer de nouvelles choses sinon je m’ennuie vite !

Rentrons dans le vif du sujet et abordons ton fameux titre « Seve » ! Tu as sorti celui-ci en mai 2014, mais c’est surtout cet été qu’il a fait parler de lui et cartonné dans le monde entier. Peux-tu nous expliquer l’histoire particulière de ce premier succès ?

« Seve » est née d’une track que j’avais produite exclusivement pour une soirée en 2013. Elle n’avait pas grand-chose à voir avec la version que l’on peut entendre à présent, mais le riff était présent dans le break. J’ai par la suite repris ce break pour en faire une chanson à part entière. Les voix sont un sample de « O Sifuni Mungu » de l’African Children’s Choir. La track a commencé à particulièrement bien marcher grâce à une vidéo de danse lors d’un festival. La vidéo est rapidement devenue virale et de nombreuses autres ont suivi. C’était assez dingue de voir ça!

Avec ce titre tu as directement imprimé ta marque deep house / tropical house. Comment s’est passé le choix de se porter vers des productions dans ce style là ?



Je ne considère pas ce que je fais comme de la deep house et encore moins de la tropical house. Je préfère dire que je fais de la musique électronique. Ça a pour moi plus de sens. On vit dans une époque où les musiciens et les genres sont plus assimilés à une sonorité, par exemple l’usage d’un saxophone ou d’un xylophone, qu’à une véritable manière de composer. Je trouve ça dommage.

D’ailleurs personnellement quels sont les artistes qui t’inspirent et qui t’ont donné envie de faire de la musique ? Et celui avec qui tu rêverais de collaborer ?



Des gars comme Justice, Yuksek ou Breakbot ont toujours été pour moi de grosses sources d’inspirations ! J’ai aussi été beaucoup influencé par des groupes plus alternatifs comme Ratatat, ou encore les Doors, mais ca va être dur de collaborer avec eux pour le coup.

On doit bien sûr aborder la sortie de ton EP intitulé Walls qui est d’ailleurs supporté sur MADM ! On retrouve donc 7 de tes titres dont ta collaboration avec Napkey. Comment est-ce que tu pourrais caractériser l’atmosphère de l’EP en un mot ? Quelle partie de toi as-tu voulu mettre en avant à travers ces différents titres ?



Je dirais le mot « balade ». A travers ces titres j’ai simplement cherché à partager mon univers musical. C’était en quelque sorte un premier essai avant de travailler sur un album. Le format de 7 titres était assez long pour que je puisse réellement exprimer ce que je voulais. Et assez court pour que l’ensemble ne s’essouffle pas.

Quels sont tes projets pour la suite ? Des nouvelles releases de prévues, des collabs ? Et pourquoi pas un futur album ?



J’adorerais travailler sur un album mais je n’ai malheureusement pas le temps encore… Dans un an j’espère. Actuellement je travaille sur une prochaine release avec un chanteur Lillois. Elle est loin d’être terminée mais elle me plaît déjà beaucoup.

On a vu dernièrement que le 28 novembre tu étais en Mongolie ! Un peu surprenant comme destination, comment ça s’est passé ? Avais-tu un stress particulier avant cette date ? Et d’ailleurs par la suite est ce qu’on pourra te retrouver en France pour des sets en clubs/festivals ?



C’était super ! Je stressais un peu mais comme avant toute date. L’accueil a été incroyable et j’ai découvert un pays passionnant par la même occasion. Pour ce qui est de la France vous pourrez me retrouver prochainement au Faust à Paris le 18 décembre en compagnie de Le Marquis et Faul & Wad Ad.

Tu as commencé la production en même temps que tes études, comme beaucoup de jeunes producteurs de nos jours. Aurais-tu des conseils à leur donner ? Quel est ton processus de production quand tu commences un nouveau titre ?



Je leur conseillerai tout d’abord de le faire parce qu’ils sont passionnés par la musique, pas parce qu’ils rêvent de devenir dj. Et ensuite d’être ouvert, curieux, de ne pas hésiter à se remettre en question de temps en temps. Pour ce qui est du processus de création je n’en ai pas vraiment. Le problème avec les processus c’est qu’on se met d’entrée de jeu des barrières et on passe à côté d’idées qu’on aurait peut-être trouvées en faisant les choses autrement.

Pour finir, qu’est-ce que l’on peut te souhaiter pour la suite ?



De l’amour, de la joie, de la bonne humeur

Merci Malo pour cette interview (et cet air de Zaz) et on te souhaite le meilleur pour la suite de ta carrière !


Un grand merci à vous aussi et bonne journée !

Mots-clés InterviewTez Cadey