Reportage complet Inox Park 2014 (France)


Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone
Approuvé ? Partage le !

inox-park-2014-main-couleurs

L’été se termine, et la saison des festivals avec. Après les reportages de l’Electrobeach Music Festival et du Summerfestival (Belgique) en juillet dernier, la team MADM tient à vous livrer ses impressions sur l’Inox Park qui a eu lieu le week-end dernier sur l’Ile des Impressionistes, en banlieue parisienne.

Inox Park 2014

En raison de sa proximité avec la capitale, on pourrait craindre une accessibilité très moyenne sur cet événement. Pour autant, l’accès n’est vraiment pas un problème. Desservi par le RER A, il est assez simple de se rendre dans la ville de Chatou, où est hébergé le festival. Après 5-10 minutes de marche, on peut découvrir l’Île des Impressionnistes et son cadre naturel très agréable où les scènes et ambiances se mélangent. Le seul bémol reste toutefois la décoration assez minimaliste des différentes scènes en comparaison aux autres gros événements EDM.

Pour cette cinquième édition, les organisateurs nous ont proposé cinq scènes différentes : quatre scènes associées aux couleurs comme les années précédentes ainsi que la scène noire Invader. Sur cette dernière, on a pu découvrir de nouveaux talents supportés par notre frenchy Joachim Garraud sur son label personnel Space Invader Music. On ne va pas vous cacher que cette scène n’as pas attiré grand monde. Cependant, certains des artistes présents mixaient pour la première fois en live et l’on ne peut que féliciter cette initiative. Concernant les autres scènes, excepté la Yellow, très peu de choses à noter à part la présence du jeune RavenKis pour le warm-up de la Blue Stage.

Comme vous le savez sûrement, le line-up du festival était encore une fois en baisse par rapport aux éditions précédentes. Oubliez le temps des Steve Aoki, Avicii, Axwell ou même Tiësto qui se répartissaient sur les différentes scènes ! Cependant, la scène Yellow nous a tout de même réservé quelques surprises avec la présence attendues de guests comme Deorro, Showtek, Blasterjaxx, Ahzee et Quentin Mosimann ou Joachim Garraud pour les frenchies. En début d’après-midi, Quentin nous a délivré son fameux show Change Your Mind où il a mélangé différents styles de musique avec une énergie débordante. Par la suite, le propriétaire du label Panda Funk, Deorro, a confirmé toute son importance avec un set electro/bounce très abouti. L’arrivée du duo néerlandais Showtek ne nous a laissé aucun répit. Comme d’habitude, les deux frères nous ont livré un set de haut vol ! Le set trap/electro de Sidney Samson nous a permis de reprendre des forces avant d’attaquer la puissance du duo Blasterjaxx et de clôturer l’événement avec le set du pionnier Joachim Garraud.

 

Concernant la restauration, il ne faut pas être pressé étant donné qu’il n’y a qu’un seul stand pour acheter de quoi se remplir le ventre. À l’heure de pointe, la file d’attente nous a paru interminable… Le prix reste quant à lui tout à fait dans la norme des autres festivals où il faut compter entre 7 et 9 € pour des kebabs/américains bien garnis. Pour les boissons, en complément des snacks de ventes, les organisateurs ont mis à disposition des points d’eau gratuits accueillis avec plaisir par tous les festivaliers.

Un des points importants du festival reste également la présence de nombreuses associations. Celles-ci ont proposé différentes activités en plein milieu de l’événement, comme du saut à l’élastique avec l’association « Une idée en l’air », et certaines ont réalisé de la prévention comme avec « Lesoreilles » et leur distribution gratuite de bouchons d’oreille.

En outre, les organisateurs ont voulu proposer un vrai show au public durant les lives ! Ils ont engagé de nombreux perfomers et n’ont pas lésiné sur les utilisations de flammes, canons à mousse et autres effets de lumières. Toutes ces petites attentions nous ont fait oublier les tristes décorations des scènes, une fois le soleil couché.

 
 

Comme présentée précédemment, la scène Yellow nous a fourni de la grosse electro comme ce qui était attendu. Pour ce qui est de la qualité sonore, celle-ci fut très correcte en comparaison à celle de l’EMF !

 

Alors que la puissance des basses faisait vibrer la foule, on a pu remarquer une forte présence du style trap dans les différents sets de la Yellow. Sidney Samson et Blasterjaxx nous ont même proposé à certains moments des releases trap inédites tandis qu’on aurait préféré un peu plus de progressive afin d’apporter une atmosphère différente.

 
 

Pour finir, il nous faut aborder la clôture du festival par notre frenchy Joachim Garraud. En effet, tout ne s’est pas déroulé comme prévu pour notre Jojo national. Le DJ a voulu proposer un nouveau concept de show en retransmettant des vidéos en 3D sur les écrans géants. Cependant, après plus de 10 minutes d’attente, le public s’est impatienté de voir apparaître ces fameuses vidéos qui, avouons-le, n’ont pas été folichonnes. Malgré une volonté d’innover, il reste encore quelques points à améliorer pour Joachim afin de faire vivre une expérience inédite et réellement aboutie aux festivaliers.

Pour les années suivantes, on espère pouvoir retrouver un line-up de qualité ! Les organisateurs devront proposer une plus grande variété de styles de l’EDM s’ils veulent faire perdurer ce festival, qui reste un événement majeur pour tous les fans français de musique électronique.